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amour en cage



                                                    [installation N°5]

noisetier et orme

  H=7m




          instal5a.JPG (106972 octets)           AMOUR EN CAGE



 Ces fleurs sont un hommage à Saint-Flour, dont le nom d'origine latine (flor) signifie fleur, comme d'ailleurs le mot "flour" en occitan. Pourquoi cette fleur ici? C'est une allusion à la recluse, cette jeune personne qui au Moyen-âge se retrouvait non loin de là sur le pont vieux, enfermée dans une cellule de 2m sur 2m, priant pour la population jusqu'à la mort. C'est une allusion non à la personne elle-même, mais à l'idée de ce mysticisme d'une grande intensité enfermé lui aussi dans une cage. J'ai voulu traiter le sujet avec un certain recul (allant peut-être vers l'humour ou la poésie) Comment représenter cet amour mystique, cette spiritualité?

J'ai choisi deux façons. D'abord cette idée de peau qui disparaît progressivement pour ne laisser que l'âme. Ensuite une petite lumière vivante, très vive par moments, déclinante à d'autres traduisant les moments d'exaltation mais aussi ceux de doute qui devaient forcément se manifester. Petite lumière qui disparaît vite (la vie de la recluse était extrêmement courte) mais qui réapparaît avec la nouvelle recluse. J'ai voulu une installation discrète s'intégrant bien au paysage. Pendant une promenade autour de l'Ander, seule cette petite lumière enfermée se manifeste de loin pour invoquer cet amour immense qui se manifestait là.


TEXTE DE PRESSE 
                                

Dans une démarche très poétique, le responsable du festival a choisi une double symbolique pour son travail  réalisé au bord de l'Ander : une fleur dont le nom évoque l'amour et le sacrifice passionnel consentis par les recluses de Saint-Flour.

Le physalis, communément appelé "amour en cage" est formé de plusieurs cœurs de couleur orange. 

« Avec le temps, il se décompose progressivement pour ne former qu'une fine dentelle de nervures. A l'intérieur, on n'aperçoit alors plus  qu'une boule de graines », souligne l'artiste.

En s'inspirant de la nature, André Maigne touche aussi à la mémoire de ces jeunes personnes sacrifiées. « Je me suis penché sur  cette idée de peau qui disparaît pour ne laisser que l'âme », explique l'artiste.

« Ensuite, j'ai voulu intégrer à ces cœurs une petite lumière vivante, très vive par moment, déclinante à d'autres, traduisant les  moments d'exaltation et de doute qui devaient forcément se manifester», poursuit-il.

A l'instar de la vie de ces personnes sacrifiées volontaires, cette lueur  meurt rapidement pour réapparaître presque aussitôt, de la même  manière qu'une nouvelle recluse succède à l'autre.

 

                                              La Montagne 29 juillet 2001

 



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