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fontaine des agials

 Fontaine des Agials, 3,5m x 3,5m, pierre, laiton, eau —
réalisée en collaboration avec l'architecte Daniel Kahane —  Rue du Collège — Chemin d'Art 2003 1 5100 Saint-Flour
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PRESENTATION:

Cette fontaine est un hommage à la pierre de Saint-Flour ou plutôt aux deux pierres locales. La ville de Saint-Flour se trouve en effet à la limite de régions géologiquement différentes, l'une primaire avec le granité, l'autre tertiaire avec le basalte. Le revêtement de la fontaine est réalisé en basalte sablé. La boule intérieure est en granite blanc.La boule de pierre est présentée comme un bijou dans son écrin. Mais il s'agit ici d'une"perle" de 2 tonnes.

Elle est présentée au centre du bassin, reposant délicatement sur l'eau, comme en apesanteur. Elle est taillée dans un matériau lourd, mais semble effleurer la surface de l'eau sans s'enfoncer d'un centimètre. Le système de support est invisible malgré une eau limpide et peu profonde. Elle est auréolée de jets de diverses formes: des jets puissants qui forment une sorte de voûte et tout près d'elle, un voile d'eau en forme de cloche qui la recouvre sans la toucher. Bien que complètement entourée d'eau, elle est en principe complètement protégée et sèche. Le programme se renouvelle toutes les dix minutes, ce qui donne à la fontaine un aspect toujours renouvelé. D'abord, les jets et la cloche d'eau apparaissent séparément puis ensemble. Enfin les jets s'arrêtent et la boule de granité apparaît seule en lévitation.

J'aime jouer avec la lumière, avec les miroirs, avec l'image qui piège le regard. Cette oeuvre s'inscrit

dans une suite de réalisations, faites spécialement pour un lieu, où on retrouve un travail avec la lumière,

le mouvement et la recherche d'une apesanteur apparente.

Ex : "Phosphènes" à Pontivy, avec la lumière artificielle, "Water lilies" à Noosa (Australie)

et "Madera y sol" à Putaendo au Chili avec la lumière naturelle.

AUTRE TEXTE:
Revisiter l'espace local en le lestant de questionnements : c'est la proposition que font, dans des registres très différents, Jarek Lustich, André Maigne et Raom&Loba. Ils s'appuient sur la temporalisation de l'espace qu'offrent l'écoulement de l'eau et la dynamique de la flottaison : il y est triplement question, semble-t-il, du cheminement particulier que suscite l'environnement aquatique. Tout s'écoule : les oeuvres viennent interroger ce principe philosophique, en organisant des permanences, aussi bien qu'en proposant des stèles et des balises. Le temps peut-il être arrêté, ou au moins alléger sa prise ? Le monument peut-il être édifié ? Les oeuvres d'André Maigne, de Frédéric Martin et de Benoît Delomez tournent autour de la thématique de la suspension temporelle et de la durabilité de la prise ou de l'empreinte artistique.

Sophie Biass-Fabiani
Conseiller arts plastiques musées
DRAC Auvergne
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