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PHOSPHENES



LIEU:
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   chapelle st Gildas


Chapelle Saint GILDAS en Bretagne.

Juillet-août-septembre 1999


Dans le cadre de l a manifestation "Art dans les chapelles"des artistes sont  choisis pour exposer dans des chapelles de la région de Pontivy. Chaque artiste dispose d'une chapelle et l'utilise à sa guise.

C'est la chapelle de Saint Gildas au bord du Blavet qui m'a été attibuée sur ma demande. Une batisse magnifique sous son rocher et au bord du Blavet.






phosphenes_2 avec ombe d'une tête
avec Max et MC de près

PHOSPHENES

installation 4m x 4m x 4m 

PRESENTATION:
Voir et ne pas voir. Avoir du monde une vision nette mais en même temps floue. C'est cette double vision que nous subissons aujourd'hui. «LUCIOLES » présente des formes qui dans le noir existent en tant que contraste, lumière, mouvement ou volume. Mais en même femps ces formes restent indéfinies. Sont-elles réelles ou simplement lumières ? Une barrière nous empêche de bien voir. De là une frustrafion de l'esprit. Où est la vérifé ? Voir mais en même temps ignorer. Notre esprit se contente-t-it du voir ? Comme les hommes de la caverne de Platon, nous sommes contraints de chercher notre vérité à partir d'un jeu d'ombres et de lumières.
AUTRES LIEUX: CHEMIN D'ART à Saint-Flour juillet-août 1998
Installation "les phosphènes" au Centre d'art contemporain"La Passerelle" à BREST exposition "Nature et perceptions"
Installation à la 1ère Biennale d'Art Contemporain de Nîmes (Association "MANIF", DRAC) 1998



VIDEOS:
                                                                                                                                   

Et voici des vidéos de quelques secondes.
ATTENTION:
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VIDEO 1
                              VIDEO  2
VIDEO 3
VIDEO  4

AUTRE TEXTE:


                                                                   


André Maigne ou comment rêver trop fort. 

Dans une pièce. Un espace clos, dans le noir. Seul. On est toujours seul dans le noir... Soudain des sphères bleues petites et grandes scintillent. Elles disparaissent. Elles apparaissent, ailleurs, autrement, plus claires, plus sombres, plus lumineuses, plus ternes, plus... Et nos yeux s'affolent. Impossible de centrer l'espace. Devant nous, André Maigne disperse la présence de ces sphères bleues lumineuses et crée des espaces de faite. Dans le noir. Seul, l'espace flotte et le regard s'enfonce sans rencontrer d'obstacle. Elles apparaissent et disparaissent toujours. Les saisir. Avancer. Impossible, encore, l'artiste a tendu entre le spectateur et son désir un hijab. Briser ce voile transparent, entrer dans l'espace interdit, enlever de nos pupilles ces phosphènes, envahir le rêve d'André Maigne, se baigner jusqu'à noyer nos yeux dans son espace poétique. Elles apparaissent et disparaissent. Telles des sirènes muettes, elles bercent le spectateur d'une grande douceur malgré cette frustrante question : d'où vient ce que l'on voit ? André Maigne recrée l'unité première, quand lumière et obscurité étaient originellement confondues. Il a su, tel un magicien des astres, écarter la lumière solaire, celle qui éblouit et masque l'autre lumière, plus intime, celle de la connaissance. Il a su lever l'hijab installé dans notre esprit qui obscurcit notre conscience. Il a su nous faire rêver trop fort. Sortir, retrouver la lumière aveuglante du soleil. Alors, on presse ses yeux pour revivre ce que l'artiste nous a offert.

Delphine Gigoux 


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